Hendrix Genetics, l'alliance franco-hollandaise

Un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros et 55 salariés en 2004, 300 M€ et 2 100 salariés en 2011. Ces chiffres traduisent parfaitement l’impressionnante expansion d’Hendrix Genetics en sept ans, réalisée grâce à une succession d’alliances, de fusions et d’acquisitions. Cantonnée initialement en Hollande, l’entreprise est désormais implantée dans 22 pays sur quatre continents, et réalise 60 % de son chiffre d’affaire depuis la France. Elle inaugurait le 27 octobre dernier le nouveau siège de sa branche Française à Ploufragan, dans les Côtes- d’Armor. Une implantation au sein du Zoopole qui regroupe les quatre sociétés du groupe présentes en France : Isa (sélection poules pondeuses), Hybrid (sélection dinde), SFPA et Grelier (distribution avicole), et Hypor, sa division porcine qui produit et commercialise des reproducteurs en France depuis 2009. Une activité multi-espèces indispensable, selon Thijs Hendrix, le président du groupe, pour répondre aux nouveaux défis génétiques. « Dans les 50 prochaines années, l’humanité aura besoin de produire deux fois plus de nourriture qu’elle n’en consomme aujourd’hui », affirme-t-il. « 70 % de cette nourriture devra provenir du progrès et de l’amélioration technologique. » En production porcine, l’entreprise met en avant son travail de recherche sur l’amélioration de l’indice de consommation. «Nous avons équipé nos élevages de sélection de 116 nouvelles stations d’alimentation automatiques, qui permettront de mesurer en continu l’indice et le comportement alimentaire des animaux », détaille Paul Créac’h, directeur commercial Hypor France. Par ailleurs, la génomique ouvre chaque jour de nouveaux horizons à la sélection génétique. « Aujourd’hui, nous pensons que la génétique moléculaire servira à détecter des animaux intéressants, en comparant leur génome avec celui d’autres animaux dont les performances sont connues », ajoute-t-il. Selon Hypor, grâce aux investissements réalisés dans les stations d’alimentation et à l’apport de la génomique, le gain d’indice sera de 40 % supérieur à une sélection dite classique. « En 2020, les animaux consommeront 200 g d’aliment de moins par kilo de gain de poids vif, contre 140 g avec une sélection classique. » Un exemple qui devrait en appeler d’autres. « Les promesses de la géné- tique moléculaire sont importantes pour tous les critères peu héritables tels que la résistance aux maladies ou le comportement des animaux. Mais seules des entreprises de dimension mondiale comme Hendrix Genetics pourront relever ces défis, car ils nécessitent des moyens financiers considérables », conclut Thijs Hendrix.
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