cherche machine à traire pour petit troupeau de chèvres en stabulation ( 10 chèvres )
Comment faire en montagne, quand le troupeau pâture en alpage deux à trois mois par an ? Si les éleveurs alpins et pyrénéens ont adopté pour beaucoup des machines à traire mobiles pour la traite pendant les mois d’été, la fabrication du fromage pose encore quelques problèmes. Les fromagers doivent, soit avoir un deuxième atelier en altitude, ce qui entraîne des surcoûts, soit redescendre le lait de chaque traite à l’atelier de transformation, ce qui occasionne des pertes de temps.
Pierre-Daniel Schertenleib, éleveur-fromager à Saint- André, en Savoie, a imaginé une parade à ce dilemme en installant sa fromagerie sur une remorque. Rompant en 2004 le Gaec qu’il menait avec un jeune éleveur depuis 2002, Pierre-Daniel Schertenleib reprend les animaux et laisse le matériel à son ancien collègue. La fromagerie revient donc à l’ancien associé et Pierre-Daniel, qui continue l’activité, doit trouver une solution.
« Quitte à tout reconstruire, autant profiter d’une fromagerie qui fasse gagner du temps en étant à côté de la salle de traite » se dit alors l’éleveur de 53 ans. Bricoleur, il se lance dans la construction de l’atelier mobile en mars 2005. Il achète une remorque plateau pour 7 500 euros sur lequel il monte un chalet en mélèze. Dans ce chalet, il coule une petite chape de béton léger sur lequel il pose des carreaux. Progressivement, Pierre-Daniel isole les murs et les couvre de panneaux plastiques facilement lavables. Le toit est recouvert de papier goudronné et sera isolé ultérieurement. Aidé par le berger et par un ami retraité, Pierre-Daniel installe l’électricité, la plomberie, un chauffe-eau et une série de trois filtres qui purifient l’eau venant d’une source en été comme en hiver.

Le caillé est brassé en cuve puis réparti dans le multimoule pour la fabrication de tommes. Des multimoules de 24 unités reçoivent également le cailler des fromages lactiques. - © D. Hardy
La construction et l’aménagement de la fromagerie occupent le printemps 2005 ; les premiers fromages sont fabriqués en juin. En tout, Pierre-Daniel estime que trois mois à plein temps ont été nécessaires à la fabrication du local. Le coût du local est lui estimé à 18 000 euros dont 7500 de remorque, 5500 de bois et le reste pour les portes, fenêtres, l’isolation et la finition. Large de 2,5 mètres à l’extérieur (la limite avant de devenir un convoi exceptionnel) et 2,15 m à l’intérieur, la fromagerie est longue de 6,5 mètres auxquels s’ajoutent 4 mètres de porte-à-faux. « Il ne fallait pas plus car la fromagerie passe tout juste dans les ruelles étroites du village » décrit Pierre-Daniel. Heureusement, la remorque est équipée de roues directionnelles qui facilitent les manoeuvres ainsi que d’un pied hydraulique qui aide le tracteur à soulever les huit tonnes de l’ensemble. (voir la vidéo des manoeuvres)
A l’intérieur, une seule pièce sans espace en trop mais suffisamment grande pour transformer 65 000 litres par an en fromage à pâte pressée cuite et non cuite, en faisselles et en fromages lactiques. « Prochainement, je vais accrocher le chauffe-eau en hauteur pour gagner de la place au sol et installer un lave-vaisselle » décrit Pierre-Daniel qui cherche toujours à améliorer son atelier. Chaque été, vers le 15 juin, les chèvres montent 600 mètres plus haut pour retrouver la cinquantaine d’hectares d’alpage exploités par Pierre-Daniel. La même journée, la salle de traite, la fromagerie et la caravane du berger sont tractées sur 10 kilomètres jusqu’aux pieds des alpages, à 2000 mètres d’altitude. Trois mois plus tard, début septembre, tout est redescendu vers le village.

En alpage, la salle de traite de 8 postes et 36 places remplace celle de 12 postes et 50 places utilisée à la chèvrerie. - © E. Meslier
Hélas, cette organisation a été sérieusement remise en cause l’an dernier par la présence du loup. Par deux fois en juillet et août 2007, le loup a attaqué le troupeau de Pierre-Daniel Schertenleib. Un bouc et six chèvres ont péri lors de ces attaques et quatre d’entre elles n’ont pas été retrouvées. A la suite de ces attaques, de nombreuses chèvres ne sont pas revenues en chaleur et le niveau de production moyen du troupeau a baissé. Face à une perte estimée à plus de 17 000 euros, l’Etat n’a proposé qu’une indemnité de 2150 euros, bien en deçà des pertes économiques réelles. La présence d’un berger n’avait pu empêcher ce drame.
Pour 2008, les chèvres (et la salle de traite et la fromagerie) resteront à la chèvrerie pendant l’été. « Ca ne vaut pas le coup d’aller là-haut pour avoir des problèmes » reconnaît, amer, Pierre- Daniel Schertenleib. « L’achat de foin ne me revient pas plus cher qu’un berger en alpage » calcule-t-il en rageant quand même sur la politique de l’Etat en matière de gestion des prédateurs et d’aménagement du territoire. Pierre-Daniel espère bien revenir en estive un jour. Il projette aussi de détourner une partie du millier de touristes qui visite durant la saison d’été un ancien moulin près de la chèvrerie vers la vente de ses fromages. Autre projet pour Pierre- Daniel et son épouse Alice, transformer l’actuelle chèvrerie, une vieille bâtisse en pierre de 250 ans sur trois niveaux, en habitation et construire une nouvelle chèvrerie plus fonctionnelle à côté.
Une fromagerie mobile clef en main transportable par camion ou hélicoptère
Le fabricant de matériel de fromagerie Pourprix a développé une fromagerie prête à livrer et transportable par camion. Le modèle standard de 6,5 sur 2,5 mètres est composé d’un sas, d’une salle de transformation et d’un hâloir. Ce laboratoire mobile en panneau sandwich est équipé de portes, fenêtres, cloisons, électricité, plomberie, chauffe-eau au gaz, grande plonge et petit lave-mains, évacuation d’eau et table d’égouttage. Il dispose aussi d’un groupe gérant le froid et l’humidité pour le hâloir et, en option, de la climatisation et du traitement de l’eau aux UV. Cette fromagerie adaptée à la transformation des pâtes pressées est vendue 31 200 euros. Plus léger (950 kilos), le modèle héliportable se fixe au sol. Il mesure 2,3 sur 4,5m et coûte 20000 euros équipé. Sa taille le limite à de petits troupeaux. Personnalisables, ces fromageriesmobiles sont construites à la demande et sur mesure jusqu’à 13 m. On peut les juxtaposer côte à côte pour disposer d’une surface de laboratoire plus importante.
Renseignements au 04 42 97 57 50 ou www.pourprix.com
Vos réactionscherche machine à traire pour petit troupeau de chèvres en stabulation ( 10 chèvres )
bonjour, bravo pour cette atelier de transformation mobile,quand au loup je suis tout a fait d accord avec vous il faudrait faire quelque chose pour faire evoluer les gens qui nous dirigent,car le loup coute tres cher et n apporte rien....il n y aura bientot plus personnes en montagne...qui va entrtenir? bon courage
bonjour messieur g t venu voir votre fromagerie je voulais l acheter je sui du cantal je c pa si vou vou rapeller de moi?g pa pu donner de suite car je nai trouver ocun transporteur pour la faire venir dan le cantal vu les dimension imposantante a par par la route en tracteur mais merci bp pour la visite et encor bravo pour votre simpliciter et votre courage en esperan avoir de vo nouvelle
bonjour je voudrais avoir la liste du materiel dont vous disposez pour la fromagerie , et si possible quelques conseil. Je suis un jeune promoteur algérien. Salutations et remerciement
Pas d'accord, Michel ! Du point de vue écologique ou du point de vue économique le loup est un animal intéressant. Il va en effet falloir aider les gens à évoluer, mais peut-être pas dans le sens où vous l'entendez. Je suis moi-même éleveur de chèvres et je conçois fort bien que la perte des animaux représente un vrai traumatisme. Cela dit, il semble assez raisonnable de considérer que l'agriculture intensive et le productivisme auxquels nous nous sommes livrés dès les années 60 a commis bien plus de dégâts que n'en commettra jamais une meute de loups. Remettons les choses à leur place ! Quant à l'entretien des alpages, sans vouloir faire de peine aux éleveurs la nature n'est pas un désert là où l'homme est rare. Ce serait plutôt le contraire. Je ne sais quelle solution préconiser quant à la cohabitation entre éleveurs et prédateurs mais ce n'est certes pas en éliminant tout ce qui, vivant, contrarie nos ambitions que l'on rendra ce monde plus sympathique. Détruire ne résout rien
Bonsoir, je ne peux rester sans répondre a ce Monsieur, Yaha ! moi aussi j'aime les loups ! MAIS DANS DES RESERVES !!!!c'est si facile d'être un très savant intellectuel donneur de leçon a ceux qui trime chaque jour de leur vie, y compris les dimanches ou jours fériés quant vous faite la grasse mat dans votre appartement et que vous faite une petite promenade digestive l’après-midi en montagne, avant de retourner a votre bureau cossu le lundi matin !!!! Les éleveurs c'est tous les jours de leur vie, qu'il sont auprès de leurs bêtes ! ils les soignent les aiment et font progresser la génétique ... Quant ces loups trop détraqués pour chasser les bêtes sauvages préfèrent la facilité d'animaux n'ayant pas un instinct de bêtes traquées, sont des proies tellement faciles !!! Sauf que en dehors de notre colère et chagrin pour l'affection que nous portons a nos animaux, c'est en plus une perte grave financière et un stress grave sur le troupeau il y a un sentiment de ridicule....car a quoi ça
peu servir de d'entrevoir au loin dans la nature ....un loup ?????
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